Burn out, de quoi parle-t-on ?

Vous avez dit burn out ? Mais de quoi parle-t-on au juste ?

J’en viens parfois à me demander si cela ne fait pas « bien », n’est pas un phénomène de mode, que de dire « je suis en burn out », tant ce mot me semble aujourd’hui galvaudé. Pour autant, cela semble bien être l’expression d’une overdose, d’un ras le bol, d’un épuisement, lié à une suractivité et une agitation permanente au coeur d’une vie multi-connectée. L’expression d’un « j’en peux plus ! », sans pour autant en prendre la mesure et s’arrêter.

Mais le burn out se situe au-delà d’un « j’en peux plus ». Il est une maladie. La maladie du « trop ». Qui se manifeste par un arrêt brutal du corps qui lui dit « stop ». Et qui ne se lève plus. Et il ne s’agit pas seulement d’en parler. D’ailleurs le jour où vous êtes réellement en burn out, vous n’en parlez plus car vous  êtes couchés et vous ne pouvez plus vous lever. Si vous continuez à en parler c’est que vous n’êtes pas en burn out. Pas encore. Peut-être avez-vous des symptômes de surmenage, c’est à dire des problèmes de concentration, des angoisses, des maux de têtes récurrents, des insomnies, des vertiges, une perte du désir…Et il est alors urgent de vous interrogez sur vos conditions de vie. Mais si vous continuez à vous lever tous les matins et à aller travailler, c’est une bonne nouvelle car vous pouvez encore agir avant que votre corps ne le fasse à votre place. Votre corps est peut-être tout de même en train de vous signaler que vous n’êtes pas suffisamment à l’écoute de vos besoins et que vous avez certaines choses à changer dans votre équilibre de vie. Alors écoutez le ! Car notre corps est notre meilleur allié, et contrairement à notre tête, lui ne ment jamais. Le « mal a dit », il nous parle de ce que nous ne voulons pas entendre ou écouter.

Je partage cette définition du psychiatre Freudenberger qui définit le burn out comme un « incendie de la personne ». Car il s’agit bien d’un incendie intérieur. D’autant plus difficile à comprendre par l’extérieur tant il est brutal et correspond à un mal être, un « mal à être ». Une maladie avec laquelle nous sommes très démunis dans notre société où nous avons essentiellement appris à « faire » et si peu à « être ». Lire la suite « Burn out, de quoi parle-t-on ? »